Présentation de la paroisse

Qu’est-ce qu’une paroisse ?
« La paroisse, c’est la fontaine du village où chacun peut venir s’abreuver » C’est ainsi que le Bienheureux pape Jean XXIII a décrit ce qu’est une paroisse. Portion du peuple de Dieu confiée à un pasteur (curé), qui y reçoit de l’Evêque la mission d’enseigner, de célébrer, de témoigner et de servir, la paroisse permet aux chrétiens, de se ressourcer dans l’écoute de la Parole de Dieu et dans la célébration des Sacrements, mais aussi de se rencontrer, de se connaître, de réfléchir, de prier ensemble afin de mieux témoigner de l’Amour de Dieu où ils vivent, en particulier auprès des plus pauvres.

La géographie de la paroisse
Le territoire de la Paroisse Sainte Catherine de Sienne en Tizé, embrasse depuis une dizaine d’année le territoire des deux communes de Cesson-Sévigné et Thorigné-Fouillard, avec celui de Via Silva. Avec trois autres Paroisses, elles forment le Doyenné de Cesson : Saint Julien sur Vilaine (Noyal et environ), Saint Martin de Sœuvres (Chantepie, Vern…) et Saint Luc en pays de Châteaugiron (Chateaugiron et environ).

La communauté
Nombreux sont les paroissiens originaires des deux communes, ou qui se sont installés progressivement suite au développement de l’Université de Beaulieu et du quartier, avec son pôle informatique et scientifique. Plus récemment, l’urbanisation se renouvelant avec le projet de Via Silva, la paroisse a la joie d’accueillir de nouvelles familles. Elle bénéficie aussi du dynamisme des écoles et lycées du quartier. Depuis longtemps, la communauté est riche d’un investissement varié et de qualité de nombreux chrétiens dans les divers domaines du service paroissial comme dans le milieu associatif local.

Le patronage de Ste Catherine de Sienne
Histoire de sainte Catherine de Sienne, patronne de la Paroisse.
A l’époque où le quartier s’est développé avec la proximité de Beaulieu, on s’est rappelé qu’il y avait en Tizé une chapelle sous le vocable de Ste Catherine. Il y a plusieurs saintes femmes qui portent ce prénom, en particulier une figure éminente de l’Église catholique, que le Pape Paul VI, le dimanche 4 octobre 1970, à élevé au rang de Docteur de l’Eglise, et que le pape Jean-Paul II a proclamé le 1er octobre 1999, co-patronne de l’Europe, afin de rappeler le rôle éminent qu’elle a jouer dans une période très troublé de l’Eglise dans l’Histoire européenne au XIVè siècle et dont l’exemple peut continuer à parler d’une façon moderne et bien adaptée à notre monde.
Catherine est née à Sienne en Italie en 1347, cadette d’une famille de 25 enfants. Son père était teinturier. Jeune fille, elle mène une vie austère, vouée à la prière et aux pénitences. Attirée par la spiritualité de saint Dominique, elle devient tertiaire dominicaine.
Rapidement, elle regroupe autour d’elle tout un cercle de personnes attirées par son ascendant spirituel et sa gaieté. Elle se consacre alors au soin des délaissés et à la réconciliation des familles et des villes ennemies.
A une période particulièrement troublée de la vie de l’Eglise, elle va user de son influence auprès du pape Grégoire XI en Avignon en le pressant de revenir à Rome. Elle obtient ce qu’elle désire et le pape rejoint Rome où il meurt en 1378.
Ne sachant pas écrire, ignorant le latin, elle a dicté une œuvre spirituelle considérable (dialogues et lettres), fruit de son expérience spirituelle et de ses extases car elle a bénéficié de fréquentes apparitions du Christ…
Elle a été proclamée Docteur de l’Église par Paul VI en 1970, en tant que mystique du Verbe incarné, du Christ crucifié, et de l’Église. Elle est la seconde femme, après Thérèse d’Avila, et la seule laïque, docteur de l’Église.
Elle a contribué avec saint Dominique à répandre la spiritualité du Rosaire. Un tableau dans l’église saint Melaine, à Thorigné-Fouillard, en témoigne.
Elle meurt épuisée à 33 ans, le 30 avril, son corps demeurant intact et odorant après sa mort.
On la représente habituellement en costume de religieuse dominicaine, avec sur la tête une couronne d’épines, tenant un crucifix à la main sur lequel s’épanouit un bouquet de lys, avec des stigmates aux pieds, aux mains et au coté gauche !
En avril 2000, le pape Jean Paul II en a fait l’une des patronnes de l’Europe.
Que cette femme à la forte personnalité qui a œuvré pour la réconciliation dans l’Église de son temps et dont toute la vie a été animée par un ardent amour du Christ, conduise notre Paroisse sur les chemins du témoignage. Qu’elle nous donne de vivre cette responsabilité partagée entre laïcs, hommes et femmes, diacres et prêtres, comme un véritable signe de confiance mutuelle et de renouveau dans notre Église.